Alternative à Start.me, Netvibes ou iGoogle
La catégorie des pages de démarrage a une histoire mouvementée : iGoogle a été fermé par Google le 1ᵉʳ novembre 2013, et Netvibes — lancé en 2005, racheté par Dassault Systèmes en 2012 — s'est progressivement réorienté vers les tableaux de bord d'entreprise. La leçon à en tirer pour choisir aujourd'hui tient en un mot : la portabilité.
Les offres des services cités évoluent. Les éléments historiques ci-dessous sont datés ; pour les fonctionnalités et tarifs actuels, vérifiez directement auprès de chaque éditeur.
Ce que l'histoire de la catégorie devrait vous apprendre
iGoogle a compté des millions d'utilisateurs. Google l'a fermé le 1er novembre 2013, en estimant que les applications mobiles et le web moderne rendaient le format obsolète. Ceux qui y avaient bâti leur organisation quotidienne ont eu un peu plus d'un an pour partir.
Netvibes, lancé en 2005, a été racheté par Dassault Systèmes en 2012 et s'est ensuite orienté vers les tableaux de bord professionnels — une trajectoire parfaitement légitime, mais qui a éloigné le produit de son public d'origine.
Aucun de ces deux cas n'est un scandale : les services ferment ou changent de cap, c'est ordinaire. Ce qui doit changer, c'est la manière dont vous vous y engagez. La bonne question n'est pas « ce service existera-t-il dans cinq ans ? » — personne ne peut y répondre — mais « que puis-je récupérer le jour où il s'arrête ? ».
Les quatre critères qui comptent vraiment
1. La portabilité, avant tout le reste
Un export au format HTML des favoris — le format standard que lisent Chrome, Firefox, Edge et Safari — signifie que votre travail de rangement survit à la disparition du service. Sans export, ou avec un export propriétaire, chaque heure passée à ranger est une heure que vous risquez de perdre.
2. Un modèle économique lisible
Un service qui ne dit pas comment il gagne de l'argent est un service dont vous ne pouvez pas anticiper les décisions. Une offre gratuite avec des quotas explicites et une offre payante qui les lève est un modèle prévisible : vous savez ce qui est attendu de vous, et ce qui finance la suite.
3. La personnalisation réellement utile
Les pages de démarrage historiques misaient sur les widgets : météo, cours de bourse, flux RSS, notes. L'expérience montre que ces widgets sont consultés quelques semaines puis ignorés, tandis que l'organisation des liens, elle, sert tous les jours. Regardez en priorité ce qui touche aux liens eux-mêmes : profondeur de rangement, glisser-déposer, vue liste ou icônes, densité d'affichage.
4. La séparation des contextes
Travail et vie privée n'appellent pas les mêmes liens. Pouvoir basculer d'un contexte à l'autre — avec des onglets distincts et une identité visuelle propre à chacun, typiquement un fond d'écran différent — supprime le bruit permanent d'une page unique qui mélange tout.
Ce que propose MyHome
MyHome est une réponse volontairement étroite à ce besoin : ranger des liens, bien, et rien d'autre. Concrètement — un rangement en trois niveaux (onglets, pavés, liens) entièrement réorganisable au glisser-déposer ; un fond d'écran propre à chaque onglet ; des pavés réglables individuellement en vue liste ou icônes, avec largeur, transparence et couleur ; un thème sombre ou clair, en français comme en anglais.
Sur les critères ci-dessus : import et export au format HTML standard à tout moment, offre gratuite à quotas annoncés (sans limite pendant la bêta ouverte), aucune publicité, aucune extension à installer. Un lecteur RSS et des widgets supplémentaires sont prévus, mais après l'essentiel, pas à sa place.